dimanche 14 décembre 2008
Le jour où la terre s'arrêtera
Ptit film du jour, réalisé par Scott Derricksson, ayant précédemment réalisé L'exorcisme d'Emily Rose. Le choix du jour se résumait à film d'action ou film d'humour (avec le dernier Cohen, que j'essaierais de voir dans la semaine).
L'Histoire
Bref, nous voici plongés dans un film de SF, où rapidement d'étranges et gigantesques globes lumineux atterrissent un peu partout sur Terre. Le plus gros est pour les USA (forcément ;) ), en plein Manhattan. Réaction illico de l'armée, avec tout le déploiement de force habituel, ainsi qu'une poignée de scientifiques triés sur le volet. De ce globe sort une créature humanoïde, dans le plus pur style Rencontre du 3e type. Il est porteur d'un message à destination de l'humanité, et est chargé de prendre en conséquence une lourde décision pour cette dernière : c'est l'une des scientifiques du début (et de son enfant) qui va l'aider à prendre conscience de cette décision.
Et finalement?
Pas vraiment un film bourré d'action, c'est plus un film de dialogues et d'idées, où le cheminement amène à notre fameux alien à changer sa vision du genre humain. Il s'agit en fait d'un remake du film éponyme de Robert Wise en 1951, ce qui explique peut être cela (ce qui n'est pas un mal, ça ghange un peu) : seul le message du film (ici l'écologie et la dangerosité de l'homme) à été réactualisé. Je me suis laissé prendre dans l'ambiance, avec un scénario minimaliste mais assez original (pas dans le point de départ style "invasion alien" mais dans le déroulement). Donc pas un grand film, mais il se laisse regarder... jusqu'à la fin, ou plutôt l'absence de fin, qui nous laisse un peu dans les choux. A voir par curiosité, et si rien d'autres ne vous tente, mais pas à éviter non plus ;)
mercredi 18 juin 2008
Phénomènes

PHENOMENES
L'Histoire
Tout commence par une belle et calme journée dans un parc de New York. Il fait beau, les oiseaux chantent, et une brise légère souffle. Deux amies discutent sur un banc. L'une d'elle commence à tenir des propos incohérents, puis tous les passants s'immobilisent soudainement, paralysés. Et, l'un après l'autre, ils vont se suicider, mécaniquement, inhibés de tout instinct de survie.
Une fois l'ambiance bien posée (hein! Elle est on ne peut plus posée l'ambiance là ;), l'histoire se recentre sur un jeune couple qui va tenter de comprendre et de survivre au milieu de vagues massives de suicides, sachant qu'à tout moment, ils peuvent eux aussi sombrer. Coup de bol, le mec est plutôt malin, et la chance les accompagne. Bref, les questions sont innombrables : que se passe-t-il exactement, à quoi ou à qui ce phénomène est-il dû, va-t-il exterminer l'humanité et y'a-t-il un endroit hors de cette tourmente?
Bon, et finalement, bien ou bien?
Si vous voulez en savoir plus, n'allez pas voir le film, il n'y répond pas ou peu (enfin, si quand même un peu). Plus que la grande théorie qui y est suggérée, il s'en dégage une impression oppressante, pendant quasiment tout le film. Entre la musique ou parfois justement son absence (remplacée par le bruit du vent), les différentes suicides (parfois assez imaginatifs : comme pour la tondeuse pour ceux qui ont vus (oups!)) qui éparpillent le film, et certains personnages inquiétants (la vieille dame solitaire et sa maison), on n'a aucun temps morts, dans un film pourtant rythmé assez lentement. C'est lent, mais constant, et l'angoisse est toujours présente. On se retrouve confronté à un film de catastrophe où on ne voit pas le mal, mais où on ne constate que les effets tragiques et effrayants : des gens perdant toute volonté de vivre et cherchant le premier moyen venu pour mettre un terme à leur existence, dans l'indifférence la plus totale. Flippant même, surtout quand il s'agit de plusieurs dizaines de personnes qui agissent de la sorte.
Donc c'est tout bon? Oui mais non, parce que c'est vrai que le rythme, il est quand même bien lent, beaucoup de théories sont posées, on se doute de la réponse, mais... le doute subsiste. Ça fait partie du charme du film pourrait-on dire. De plus, certaines actions sont réellement trop calmes. Même si c'est voulu, et je le comprends, sur tout le film, c'est un peu pénible.
Bref, en conclusion, un film intéressant sur le principe, avec 2-3 ratés sur le rythme ou la manière de traiter le thème, et justement un thème un peu trop...écolo ou New Age au choix. Mais ça reste à voir, surtout si on est fan du sieur Shyamalan.
mardi 15 avril 2008
Mongol
Allez, on se lance pour un premier post :)
Donc, cet après-midi, je suis allé voir le film Mongol de Sergei Brodov.
Mes impressions...
Un bon petit moment! J'aime bien les films épiques et, même si cela ne constitue pas tout le film, il y avait quelques scènes sympas, de magnifiques paysages et des personnages attachants.
L'histoire parait toutefois un peu décousue par moment, avec de gros trous dans la vie du Khan, ou encore des passages palpitants qui sont laissés... en plan tout simplement. De plus, la réalité historique est un peu malmenée, mais le tout, pour quelqu'un de pas trop pointilleux sur ce domaine, reste cohérent, agréable à regarder et dépaysant.
Oui, mais l'histoire alors?
Il s'agit en fait de l'histoire peu connue de l'enfance de Genghis Khan jusqu'à ses débuts en tant que conquérant en Mongolie. Pour rappel, il fut l'un des plus grand conquérant du monde, unifiant quasiment toute l'Asie ( notemment la Chine, la Russie, le Moyen-Orient et une partie de l'Europe de l'est ). Il vécut au XIIe siècle en Mongolie et eut une enfance pas très très heureuse.
Ca commence plutôt bien, quand à 9 ans, son père, chef d'une tribu nomade, l'emmène choisir une épouse (sont précoces en ce temps là). Puis sur le retour, tout part en cacahouète. Sans en dévoiler plus, il va se retrouver prisonnier, esclave, souffre-douleur, etc...
Puis, à force de caractère, d'amitiés et d'hostilités, Genghis Khan (de son vrai nom à ce moment là : Témoudjin), parvient à rameuter des factions à son coté. Le film (2h04) s'arrête peu après sa victoire menant à l'unification des Mongols. On a ensuite le droit à un ptit résumé nous expliquant les futures conquêtes de Témoudjin.
Au final, un portrait humain d'un chef réputé inhumain.
Et le reste ?...
Mongol fait partie des films qui me donnent envie d'en savoir plus (c'est pas toujours gage de qualité pour moi, par contre ça. Parfois j'aime creuser pour savoir jusqu'où va la bétise d'un film). Alors voici un bon résumé de qui fût Genghis Khan sur Wikipédia bien sûr. L'Histoire de l'Asie à cette époque m'est peu connue, mais parait très intéressante.
Il paraitrait ensuite que ce film ne serait que la première partie d'une saga (dixit le site officiel dans la rubrique "A propos du film" puis "Note de production".) De plus, la fin du film s'y prête pas mal, en nous accrochant sur les futures conquêtes grandioses du chef mongol.
Un petit lien aussi pour signaler un excellent article du Figaro sur le film, avec quelques notes historiques également : à voir ici.
Je voulais aussi signaler la BO que j'ai bien aimé : des passages un peu rock mais avec des instruments de musique orientaux et surtout des chants diphoniques, spécialités de ces contrées. Ces morceaux sont dûs au groupe mongole Altan Urag. Voici des vidéos pour écouter un peu ce que cela donne (et en profiter pour voir quelques passages du film).



